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Depuis son ordination, en 1944, Joseph Eyquem s'était fait remarquer en 2 points :
Ainsi, dans ce manuscrit de juillet 1954, Quelques principes pour l'orientation du Rosaire : 2° Utiliser à fond l'Apostolat des Laïcs : 3° L'Organisation de cet apostolat Le chef de quinzaine est le militant de base. La Quinzaine n'est pas nécessairement paroissiale. Il la recrute dans son milieu de vie ou de travail. Il dépend d'une organisation à structure diocésaine (avec l'échelon du canton), nationale et mondiale. Le Rosaire Vivant dans sa nouvelle forme, s'offre comme un mouvement de laïcs, sous le contrôle de la hiérarchie et inspiré par l'Ordre de Saint-Dominique au plan mondial, national et régional. L'unité du mouvement importe beaucoup à son prestige et à ses progrès. 4° La formation des "Chefs de Quinzaine" 5° La mise en route de tout le système Voilà l'intuition de 1954. Le Rosaire Vivant a un double échelon : celui des chefs de quinzaine et celui des simples associés. Par hypothèse, les simples associés seront souvent insaisissables, même par le clergé local ; donc par l'intermédiaire de leur chef de quinzaine il faudra chercher à les atteindre. Les chefs de quinzaine doivent être de véritables militants, des apôtres au sens fort du mot, c'est-à-dire des chrétiens chargés d'un message. J'ai le ferme espoir que dans un proche avenir, l'apostolat des chefs de quinzaine apparaître comme une participation des laïcs à l'apostolat de la hiérarchie, sous sa forme la plus éminente : la transmission du message évangélique. Les apôtres du Rosaire seront demain mandatés par l'Eglise et envoyés par elle auprès de ceux que ni les prêtres ni les missionnaires ne peuvent atteindre, et chez lesquels pourtant, il reste un germe de foi. Et ce sera la gloire de l'Ordre de Saint-Dominique d'avoir déclenché cette extension du laïcat, dans des limites claires, précises, traditionnelles (le mystère du salut tel qu'il nous est présenté dans le Rosaire) du ministère de la Parole [27 octobre 1955, Lettre au P. Baron, promoteur provincial du Rosaire, Province de Toulouse]. Le mouvement est des années 1955. Mais le manuscrit de 1954 apparaît déterminant, portant en germe l'arbre immense des Equipes du Rosaire : le P. Eyquem notait encore : Le Rosaire doit être une école d'oraison. (...) Le Rosaire Vivant groupe autour d'un responsable un nombre restreint de personnes (...) Pour une paroisse, le Rosaire Vivant en se multipliant multiple aussi les responsables. Il n'est pas étouffé par son propre monde. De même, ce souci apparaît dans cet extrait d'une conférence donnée à l'Abbaye d'En-Calcat (Tarn). Les Equipes du Rosaire n'avaient pas encore leur nom. Il faut que le chapelet récité n'importe comment et sans méditation aille dans notre esprit rejoindre ces messes auxquelles l'assemblée ne participe pas et où elle suit d'un oeil morne des cérémonies auxquelles elle ne comprend rien. Et dans le numéro de janvier 1971 du Rosaire dans la Pastorale, nous lisons : Pédagogie d'une prière plus qualitative que quantitative. En effet, on a souvent insisté autrefois sur les "prières à dire". Plus il y en avait, mieux c'était. Le rosaire a souffert de cette manière de voir, surtout quand on en arrivait à séparer la "récitation des dizaines du chapelet" du coeur même du rosaire : le Mystère du Christ. Les Equipes du Rosaire insistent sur la méditation des différents aspects de la vie du Christ, et prennent Marie pour modèle... [Actes du Concile Vatican II, Le Mystère de l'Eglise Lumen Gentium chapitre 8]. Nous avons ainsi 5 points principaux : d'abord, aller vers le pauvre. Puis, la mission. Ensuite, le moyen du Rosaire qui se révéla opportun et permettait de manifester à la fois un lien avec l'Eglise et avec l'Ordre des Prêcheurs, et une certaine conception des rapports entre le laïcat et le monde clérical. Relevons encore la foi dans l'Apostolat des Laïcs. Enfin, notons la raison pour laquelle les Equipes du Rosaire rejoignent l'esprit de l'oeuvre de Pauline Jaricot, le Rosaire Vivant. |






